• Elo

Mille et un ingrédients khmers 🍠🍥🥥🍉🍋🍌🍍🍆🧄🥒🥑🌶🌷

Dernière mise à jour : 16 avr.

Nous sommes allés faire un tour prolongé au marché local de Battambang, puis dans les campagnes environnantes à la découverte des artisans.


Côté terre, poulets, canards, têtes de cochon, oreilles de cochon, pieds de cochon, mais aussi grenouilles, rats des rizières, serpents, tortues, escargots, œufs (de poule, d’oie, appréciés par les femmes enceintes pour donner naissance à des enfants intelligents).


Côté légumes/racines, choux, carottes, petits concombres, petites aubergines rondes, mini aubergines rondes, patates douces (de différentes formes et variétés), basilic thaï, menthe, piments, ail, taro, très longs haricots verts, pousses de bambou, aloe, manioc, gingembre.



Côté fruits, pastèques, fruits du dragon, papayes, bananes, petites mangues vertes ou grosses mangues d’importation de cultures en Thaïlande car ce n’est pas encore la saison, petits citrons verts, tamarin, avocats, fruits du Jacquier, longane, durian, pomelos, sapote chico, ananas et le fruit du kapokier pour en tirer une sorte de coton.



Côté fleurs, les fleurs de bananiers, appréciées en soupe, les fleurs de lotus pour les offrandes à Buddha au temple, et les fibres de leur tige utilisées comme du coton.



Le marché est ouvert très tôt le matin, les marchands commencent vers 3 à 4H du matin, et c’est un lieu de vie très animé le matin et propice à la sieste l’après-midi une fois les clients partis. On peut y manger, y prendre un café, se faire couper les cheveux, etc



Dans la campagne, les artisans fournissent des produits recherchés, que les gens des villes commandent et viennent chercher directement :


Les desserts à base de riz gluant et lait de coco pour les mariages.


Les outils en fer travaillés par les forgerons à partir de pièces de métal recyclées de tuk tuks. Ils en font des serpes pour la récolte du riz, des machettes, des bêches et autres outils de plantation mais aussi des démontes pneus (fort utiles ici !), une sorte de couteau/ciseau à découper des fines tranches de fruits ou encore un outil traditionnel de l’époque d’Angkor probablement destiné à travailler le sol.



Le bambou rice, dont on voit les vendeurs sur le bord de la route. Il s’agit donc de riz gluant, haricots rouges, lait de coco, un peu de sel et de sucre, que l’on met dans un morceau de bambou fermé d’un bouchon de feuille de coco et que l’on met à cuire 20’ d’un côté puis 2H de l’autre. On le déguste ensuite en libérant le riz gluant cuit à point en tirant les côtés du bambou. Un délice !



Les bananes séchées à partir de bananes découpées très finement, réparties en plaques, mises à sécher au soleil puis vendues en « snacks » croustillants appréciés par les enfants et les plus grands.



Les feuilles de riz pour faire les nems et rouleaux de printemps. Ce commerce familial se transmet de mère en fille. Elles travaillent toutes deux de 7H à 17H et produisent 1500 galettes de riz chaque jour, pour 2$ pour 100 feuilles de riz. Chacune a ses propres compétences, la maman reste accroupie auprès des 2 plaques de cuisson sur un fourneau alimenté par les enveloppes de riz au-dessus de l’eau bouillante pour la vapeur. Elle répartit à l’aide d’une noix de coco un liquide constitué de riz et d’eau sur la 1ère plaque de cuisson, qui laisse passer un peu de vapeur d’eau met le couvercle puis récupère la feuille de riz de l’autre plaque, la place sur un bambou mouillé. La fille, elle reste debout, récupère la feuille, l’étale sur une grande grille et mouille le bambou pour la prochaine feuille de riz. Elle mettra à sécher la grande plaque une fois pleine.


Finalement, nous avons passé la matinée à déguster de bonnes choses, un dessert par ci, du bambou rice par là, des fruits, un café, des nems, des rouleaux de printemps, etc 😋.

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