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Portraits de Népalais

De Katmandou à Chitwan, des Annapurnas à Bhaktapur, nous avons croisé des Népalais qui restent toujours joyeux, travailleurs et adeptes de spiritualité malgré les conditions de vie parfois difficiles, climat, hautes altitudes, conséquences du tremblement de terre de 2015, difficultés économiques liées au covid. Voici quelques portraits...


A Katmandou : Pèlerins bouddhistes côtoient à quelques pas de là les habitants donnant des offrandes aux divinités hindouistes, les petits vendeurs de rue et les fans de cricket (nous avons assisté dans un café à un match animé entre l'équipe nationale du Népal et la PNG - "Qu'est ce que la PNG ?" avons nous demandé aux fans sportifs, "La Papouasie Nouvelle Guinée !!" Improbable ;).

A Pokhara : Quelques groupes de personnes attendant le bus sur la route de Pokhara.

Jeune couple de coiffeurs de Pokhara, Richa et Rabin Thakur, originaires du sud de Pokhara se sont mariés il y a 1 an, 1 jour avant le confinement. Ils ont dû retourner chez leurs parents puis aller travailler à Katmandou. Difficiles débuts d'émancipation pour les jeunes mariés. Finalement ils se sont installés à Pokhara pour une meilleure qualité de vie et parce qu'ils comptent faire de meilleures affaires grâce au touristes. Ils mènent leur barque avec détermination et ont équipé tout leur salon petit à petit, grâce au soutien de Lakshmi dont le symbole est présent sur leur tiroir à recettes. Rabin fait les coupes hommes et Richa les coupes femmes. Mais quand Rabin a terminé avec Gabin, il vient aider Richa pour la coupe d'Elo. C'est un régal de les voir travailler en duo, l'un tenant les instruments et l'autre s'appliquant pour la coupe, tout en se taquinant. Même l'orage qui gronde juste devant la petite boutique et une coupure d'électricité ne les perturbent pas et ils continuent à la lueur de la torche du téléphone mobile de Gabin. Si vous allez à Pokhara, ne manquez pas d'aller faire une petite coupe.

Dans le massif des Annapurnas : Le groupe de jeunes népalais montant au son de musiques rock du Népal a inspiré Gabin qui trouvait finalement que c'était "cool" de marcher en musique sur un chemin de montagne entre copains ! Il a marché et discuté un peu avec eux et pris une photo de leur groupe. Raju, notre guide pour le trek, a grandement participé à la bonne ambiance pendant ces quatre jours grâce à sa flexibilité de tous les instants. Il nous a bien expliqué les étapes suivantes et les différentes options possibles, ce qui a permis aux enfants de pousser un peu leurs limites tout en sachant qu'une alternative était possible. Bon pour le moral et la motivation ! Il nous a aussi fait découvrir des petits chemins alternatifs (juste après Poon Hill et autour de Ghorepani, le fameux jour 3 au milieu des rhododendrons sous le soleil) qui nous ont vraiment donné l'impression d'être privilégiés et tout seuls sur les chemins ! Il a aussi été toujours attentif et a assuré la sécurité de Gabin, trop en confiance dans la descente, avec une glissade à la clé dans un passage dangereux (au moment du croisement avec les chevaux montant avec leur chargement).

Enfin pour finir l'expérience trekking avec de belles expériences humaines, monsieur Adam, adepte du KYC, qui a été aux petits soins pour nous, avant et après le trek, nous donnant même une chambre avec plus d'espace et de lumière, voyant que nous y passions un certain temps avec le Cned. Et aussi le guide dont nous ne connaissons même pas le prénom et qui a redescendu le doudou de Morgan oublié à 2800 mètres jusqu'à notre hôtel de Pokhara !

Sur la rivière Seti : La top équipe Ram, Sutha et Vishnou qui nous a fait vivre deux journées extraordinaire de rafting et de rigolade !

À Bhaktapur : La foule de Népalais petits et grands, jeunes et vieux, modernes ou traditionnels, touristes de Katmandou ou habitants de Bhaktapur, contemplatifs ou activement participant aux tambours, flûtes ou portage de chars, tous réunis pour le festival de Bisket Jatra pour fêter le passage à l'an 2079.



Partout au Népal :

Beaucoup de visages ont croisé nos yeux mais pas nos objectifs car nous n'avons pas osé les photographier. Mais que de belles images de femmes au visage tanné et ridé par le soleil des montagnes, d'hommes aux bijoux dorés rivés dans les oreilles percées, d'enfants en uniforme allant à l'école en cortège, de jeunes mères portant leur bébé en écharpe dans le dos. Mais l'une de nos images préférées reste celle de la danse de l'arrivée.


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